A L' ASSAUT! -juillet 2007-


Samuel Fuller (1912-1997)
      Cette idée d'un  voyage en Normandie est née après avoir vu un film du  cinéaste Samuel Fuller racontant son débarquement et sa campagne en Normandie avec la 1ère division d'infanterie américaine en 1944.
 J'ai eu envie de  jeter un oeil sur  les paysages  fréquentés par Fuller,  boches  et obus sur la gueule en moins.
En route pour 5 jours, le trajet démarre à Pontorson et couvre approximativement un triangle dont les pointes sont Avranches, Ouistreham et sainte mère l'église.
La basse Normandie c'est chouette, vallonnée , vert, la mer jamais bien loin et  plein de  villages  dont  le nom se termine  en ville . Le seul coin barbant où le temps s'égrène à la Vitesse d'une tortue participant à son premier marathon, c'est la plaine autour de caen.
Impossible de zapper sur le fait que cette région fut un champs de bataille. Cimetières militaires, musées, brocantes d'objets militaires et multiples parcours fléchés pour reprendre d'assaut la Normandie .
 Hormis la route côtière desservant les plages du débarquement, peu de traffic, un pays idéal pour le vélo .
En parlant de plages celle de Colleville( Omaha beach) est magnifique. On a du mal à imaginer qu'un carnage s'y est déroulé. Elle est  préservée de toutes constructions, du type barres d'immeubles,  pareils à des étrons . Bref, ce n'est ni la grande motte ni la Baule. Cette plage est d'autant plus émouvante qu'elle est surmontée  du cimetière américain  où se trouve 10000 pas chanceux.
Omaha beach
Dans les terres  tout est  bien agencé, un  peu trop  propet à mon goût, cela ressemble à l'image idyllique d'une carte postale où la vache broute au pied d'un pommier. Des haies toujours des haies ce qui réduit l'horizon. Pour l'élargir, suffit d'aller autour de Caen avec des champs de céréales jusqu'à ne plus en finir. C'est chiant et lassant tous ces champs jusqu'à perpète, et pas de  vert comme la partie occidentale de cette région. A  voir ce vert on se dit qu'il pisse de la flotte  plus que de raison en toute saison.  Pendant ma partie de vélo ce fut relax, juste quelques averses.
Je me  me souviens d'Arromanches avec les cadavres du port artificiel qui flottent au large , de mon campement au dessus de la ville avec au premier plan, vue sur le camping bien bondé😊. Parfois on a le béguin pour un bled sans raison vraiment objective, Arromanches en fait partie. J'y suis retourné et y retournerai.
Arromanches.
Après toutes ces années, j'ai oublié des paysages, lieux, situations...mais deux souvenirs qui ne valent pas une cacahuète sont bien ancrés. Vers Grandcamp Maisy, une envie de moules frites me prend comme la grippe. Je pédale , trouve un premier restaurant, bof trop chère! au second je me dit que je peux trouver moins chère et ainsi de suite. Ce petit jeu a  duré deux heures et finalement je n'ai jamais mangé de moules! La fin de mon tour  se termine par la  belle route cotière reliant  Granville à Pontorson. Pour fêter la fin du voyage , je m'offre une grosse viande rouge accompagnée de quelques bières et de deux calvas car la pomme c'est bon pour la santé et pédaler donne soif. J'ai du sortir complètement schlass, car le lendemain matin , à mon réveil dans un improbable champ, impossible  de retrouver ma cb.
 Tout est lié, je ne méritais pas de posséder une carte bleue, puisque j'avais été incapable de l'utiliser pour des moules et des frites. Finalement  la vie est bien faite et parfois démoniaque.😂😂😂 Par contre les souvenirs sont souvent cons. N'empêche, la Normandie j'adore...comme les moules, les frites et le calva .

                                                                        
                                                                                                                                     

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